16 juillet 2024 : Une retraite spirituelle et poétique avec Jacqueline Assaël

Après la « Rencontre des Abeilles » orga­ni­sée en mai der­nier à Pomeyrol par Inga et Anatole Vélitchko, à titre pri­vé , les sœurs de Pomeyrol ont pris goût à la poé­sie de la foi por­tée par les auteurs des Editions Jas sau­vages et elles ont bien noté l’intérêt de la fré­quen­ta­tion de textes poé­tiques pour nour­rir une médi­ta­tion spirituelle.

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Poésie au mur de la cha­pelle de Pomeyrol

Le 16 juillet der­nier c’est ain­si à leur invi­ta­tion cette fois que je suis allée pré­sen­ter mon expé­rience per­son­nelle de l’écriture poé­tique et trois auteurs des édi­tions Jas sau­vages : Michel Block, à tra­vers son recueil Périchorèse, Étienne Pfender pour ses Cent soixante-dix haï­kus bibliques et Julien Petit, avec son recueil Une vie, à l’aube. Trois types d’inspiration très dif­fé­rents, expri­mant le che­mi­ne­ment dans la prière, les émo­tions frap­pantes de la lec­ture de la Bible ou le cha­grin du deuil impré­gné de la force de la foi.

Les sœurs avaient intro­duit cette après-midi poé­tique dans le pro­gramme de retrai­tants venus pas­ser une semaine à l’écoute de Frère Augustin, venu de l’École biblique de Jérusalem les gui­der au cours d’une semaine dans une réflexion sur le sens de cette for­mule qui émaille le Nouveau Testament : « Dieu en nous ».

Il était très impres­sion­nant de s’adresser à cette équipe en quête de spi­ri­tua­li­té, dans une cha­pelle bon­dée où, pour la cir­cons­tance, des textes poé­tiques sont venus s’afficher sur le mur, à côté de la fenêtre où loge la Croix, en arrière-plan de l’autel et du Livre.

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Soeur Maria à l’é­coute de la poé­sie
© Editions Jas sauvages

Il s’agissait notam­ment de mon­trer com­ment l’appropriation de cette idée de la pré­sence de Dieu en nous, à tra­vers un lan­gage poé­tique, peut com­mu­ni­quer à nos inter­lo­cu­teurs les sen­sa­tions, les impres­sions pro­fondes d’une expé­rience qui en est personnelle.

À ce titre, deux vers emprun­tés à Michel Block, ont pro­pre­ment ser­vi de tra­duc­tion poé­tique par rap­port à cette expres­sion théo­lo­gique de « Dieu en nous », ajou­tant ces nota­tions d’élection dans la dou­ceur et de pro­jec­tion infi­nie de la pers­pec­tive croyante.

De ma briè­ve­té enfin assumée

Tu fais un nid pour ton éternité

Michel Block

Les retrai­tants ont goû­té eux aus­si l’art indi­vi­duel de cha­cun des poètes inven­tant les moda­li­tés d’expression de la foi en conni­vence avec le lec­teur, invi­té à décou­vrir dans sa lec­ture sa propre inter­pré­ta­tion des textes et son propre dia­logue avec l’auteur. La lit­té­ra­ture a été recon­nue par tous comme une voie pri­vi­lé­giée pour explo­rer, par­ta­ger et réper­cu­ter l’expression de la foi. De nom­breux retrai­tants se sont pour­vus de livres des édi­tions Jas sau­vages, à l’issue de cette après-midi, pour enri­chir autre­ment leur médi­ta­tion et ont expri­mé le sou­hait d’autres ren­contres de ce style.

Jacqueline Assaël