Semaine de silence et de prière : « Vous êtes le sel de la terre. »

13 – 19 juillet 2026

Nous vivrons cette semaine de silence et de prière avec Frère Augustin.

Lundi 13 à 17 heures : Introduction

Mardi 14 : Le sel de l’Alliance : fidé­li­té et incor­rup­ti­bi­li­té
Origine du sym­bole.
Références : Lévitique 2,13 ; Nombres 18,19 ; 2 Chroniques 13,5.

Mercredi 15 : « Vous êtes le sel de la terre », la mis­sion du chré­tien dans le monde
 Appel du chrétien.

Références : Matthieu 5,13 ; Marc 9,50 ; Luc 14,34–35.

Jeudi 16 : Le sel qui s’affadit, crise spi­ri­tuelle et appel à la conver­sion
Danger de la perte inté­rieure.
Références : Matthieu 5,13 ; Genèse 19,26 ; Jérémie 17,5–6.

Vendredi 17 :« Chacun sera salé par le feu », puri­fi­ca­tion et com­bat spi­ri­tuel
Références : Marc 9,49–50 ; Isaïe 6,6–7 ; 1 Pierre 1,6–7.

Samedi 18 : Le sel de la sagesse : parole, dis­cer­ne­ment et véri­té
Maturité spi­ri­tuelle et sagesse.
Références : Colossiens 4,6 ; Job 6,6.

Dimanche 19 : Partage d’Évangile

14 heures : Partage sur le vécu de la retraite.

17 heures : célé­bra­tion de la Sainte Cène

Les études auront lieu le matin à 10 heures, sui­vies d’un temps de silence et de médi­ta­tion per­son­nelle.
 L’après-midi nous chan­te­rons pour pré­pa­rer les offices.
 Il y aura des temps d’échanges ou d’approfondissement du thème.
Avant l’office de 18 h 30, nous ren­tre­rons à nou­veau dans le silence.
 Le dimanche, célé­bra­tion de la Sainte Cène à 17 h 00

La retraite com­mence le lun­di 13 juillet à 17 heures et se ter­mine le dimanche 19 juillet après-midi.
Offices à 8 heures, à 12 h 15, à 18 h 30, à 20 h 30.

Pomeyrol (4)
© Apothéloz

Martin Luther : « …ne pas laisser l’Évangile devenir une parole molle, décorative ou flatteuse »

Par le mot sel, le Christ indique ce que doit être leur charge. Car le sel n’est pas pour lui-même. Il ne se sale pas lui-même. Son usage est de saler les ali­ments, afin qu’ils gardent leur goût, demeurent frais et ne se cor­rompent pas.

Ainsi, dit le Christ, vous êtes aus­si du sel : non pas le sel de la cui­sine, mais le sel par lequel le monde entier doit être salé. C’est un office magni­fique que Dieu appelle ses dis­ciples son sel, et qu’il ajoute qu’ils doivent saler tout ce qui est sur la terre.

Mais pour être ce sel, il faut un homme tel que le Christ vient de le décrire : pauvre, affli­gé, doux, affa­mé de jus­tice, misé­ri­cor­dieux, per­sé­cu­té, calom­nié et mépri­sé. Si cela manque, l’homme ne sera jamais un pré­di­ca­teur capable de saler comme il faut. Il devien­dra un sel sans saveur, inutile à tout. (…)

Le Christ montre donc que l’office de ses dis­ciples n’est pas une chose petite ou pri­vée. Ils ne doivent pas seule­ment vivre pieu­se­ment pour eux-mêmes. Ils doivent aus­si ser­vir les autres, reprendre, ensei­gner, conso­ler, conser­ver ce qui est bon, empê­cher la cor­rup­tion. Tel est le rôle du sel : il mord, il pique, il conserve, il empêche de pourrir.

C’est pour­quoi le monde ne sup­porte pas volon­tiers ce sel. Il aime mieux demeu­rer dans sa propre cor­rup­tion. Il vou­drait qu’on le laisse tran­quille, qu’on le flatte, qu’on ne le reprenne pas. Mais le vrai sel ne peut pas flat­ter la chair. S’il doit conser­ver, il doit aus­si piquer. (…)

Ainsi, le pré­di­ca­teur de l’Évangile doit être un sel véri­table. Il ne doit pas cher­cher à plaire au monde, ni à obte­nir hon­neur, richesse ou sécu­ri­té. Il doit annon­cer la parole de Dieu avec fidé­li­té, même si cette parole blesse l’orgueil humain. Car une doc­trine qui ne reprend plus le péché, qui ne dis­tingue plus la véri­té du men­songe, qui ne com­bat plus la cor­rup­tion, n’est plus du sel : elle est deve­nue fade.

C’est pour­quoi le Christ ajoute cet aver­tis­se­ment sévère :

« Si le sel perd sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? » (…)

Le sel deve­nu fade garde le nom de sel, mais il n’en a plus la force. Il res­semble à un pré­di­ca­teur qui garde le titre, l’habit, la fonc­tion, mais qui n’a plus la vigueur de la parole de Dieu. Il ne conserve plus, il ne pique plus, il ne pro­tège plus de la cor­rup­tion. Alors il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et fou­lé aux pieds.

Ainsi, être le sel de la terre, ce n’est pas seule­ment être mora­le­ment bon. C’est rece­voir une charge dans le monde : por­ter la parole de Dieu, gar­der sa force, ne pas lais­ser l’Évangile deve­nir une parole molle, déco­ra­tive ou flatteuse.

Martin Luther — Extrait du com­men­taire sur Matthieu 5,13